Le 28 mars 2025, un séisme dévastateur de magnitude 7,7 a frappé le centre de la Birmanie, causant de nombreux dégâts et des milliers de victimes.. Sur place, Pierre Mounier, Français résidant en Birmanie, nous parle de la situation dramatique et de l’importance du soutien matériel et moral…


Des appels aux dons s’organisent, à l’instar de World Vision ou La Croix Rouge ou les Enfants du Mékong
À l’heure où nous publions, le bilan du tragique séisme qui a touché la Birmanie fait état de près de 2.900 morts selon la junte; 4.600 personnes sont blessées et 373 sont toujours portées disparues. Un couple de ressortissants français a perdu la vie à Mandalay, la capitale économique du pays. Pour Pierre Mounier, Français résidant en Birmanie et avec qui lepetitjournal.com a pu échanger, souhaite rappeler que cette tragédie s’ajoute à des années de souffrance : “Le séisme est bien évidemment tragique. Ce qui l’est d’autant plus, c’est que le Myanmar semble dans un cycle vicieux où chaque nouvelle tragédie n’est au final qu’une péripétie de plus dans ce roman tourmenté. Les personnes sont dévastées. Certains ont tout perdu ! Devoir faire face à de nouvelles difficultés… comme si leurs vies avaient été un long fleuve tranquille ces dernières années”
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Ce pays nous a ouverts les bras et accueillis comme l’un des siens. C’est donc à notre tour de tendre la main
La solidarité qui s’organise face à un pays dévasté
Pierre ne peut qu’admirer la résilience du peuple birman : “C’est un peuple qui fait preuve d’autant de force et qui, pourtant, se voit mettre à terre encore et encore. Je ressens de l’empathie et, ainsi que les autres Français de ce pays, nous essayons de faire notre maximum pour apporter notre soutien aux familles et aux personnes dévastées.” Très pris entre ses activités professionnelles et l’organisation de donations et de convois au centre de la Birmanie, l’expatrié tient à apporter son soutien “ Ce pays nous a ouverts les bras et accueillis comme l’un des siens. C’est donc à notre tour de tendre la main”
Du côté des autorités françaises, le Quai d’Orsay précise que “les ambassades de France à Rangoun et à Bangkok sont pleinement mobilisées pour suivre la situation, en lien avec le centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères”. Pierre ajoute “L’ambassade nous tient au courant des avancées et nous explique comment contribuer. Un groupe de français sur les réseaux sociaux nous permet également d’échanger sur les besoins.”
Un numéro de permanence (+95 9 518 5361) ainsi qu’une adresse e-mail (admin-francais.rangoun-amba@diplomatie.gouv.fr) ont été mis à disposition pour signaler toute situation d’urgence auprès du gouvernement français.
Sur place, des ONG ont rapidement mobilisé leurs équipes pour venir en aide aux populations touchées. L'évacuation des zones affectées, la distribution de kits de survie ou encore la protection des enfants se mettent en place. Des appels aux dons s’organisent, à l’instar de World Vision ou La Croix Rouge, ou les Enfants du Mékong.

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Malgré leur extrême résilience, ce nouvel incident fait énormément de mal aux Birmans…aidons les…
Les besoins sont urgents et la situation critique
Car Pierre le voit tous les jours, la situation humanitaire est très alarmante : “les sinistrés ont besoin de tellement de choses… Les chaleurs d’avril rendent la situation encore plus difficile. Il faut de l’eau, des médicaments, de la nourriture bien sûr, mais aussi des abris pour victimes et aidants.” L’expatrié constate qu’il n”y a pas assez d’établissements de santé et de personnel médical pour s’occuper de toutes les personnes touchées par le séisme. Les restrictions en électricité et en eau rendent l’aide difficile et les routes sont fortement endommagées. “il est très difficile de se déplacer vers les lieux les plus critiques” témoigne-t-il.
Être présent, pouvoir soutenir les sinistrés, leur parler, leur montrer qu’ils ne sont pas seuls

Mais, au-delà des besoins matériels, Pierre insiste aussi sur l’importance d’un soutien psychologique solide : “Être présent, pouvoir soutenir les sinistrés, leur parler, leur montrer qu’ils ne sont pas seuls, que nous nous soucions d’eux et de leur bien-être.” et de souligner que “malgré leur extrême résilience, ce nouvel incident fait énormément de mal aux Birmans…aidons les…”
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