Célébrée ce lundi 31 mars, la reprise du service ferroviaire direct entre la France et l’Italie renforce les liens transfrontaliers entre les deux pays et répond à la demande croissante de transport durable.


La liaison TGV INOUI directe entre l'Italie et la France a repris ce lundi 31 mars, avec 3 allers-retours par jour entre Milan et Turin et Paris, grâce à la remise en état de la ligne ferroviaire endommagée par le glissement de terrain – 27 000 m³ de roches - dans la vallée de la Maurienne. La capitale française se rapproche ainsi de chefs-lieux lombard et piémontais, respectivement en 7h et 6h de voyage en train.
Un événement célébré comme une fête après 19 mois d’interruption. Les représentants institutionnels de l'Etat français en Italie, des Régions Lombardie et Piémont, de la Ville de Milan et de la Ville de Turin ont assisté à un événement inaugural organisé par SNCF Voyages Italia, filiale de SNCF Voyageurs, successivement dans les deux villes.
« Aujourd'hui, nous célébrons la reprise du service direct entre Milan et Paris, résultat d'un travail incroyable », s’est réjouie Caroline Chabrol, directrice générale de Sncf Voyages Italia, en remerciant les préfectures, les collectivités, Réseau SNCF mais aussi les voyageurs qui attendaient cette reprise ainsi que le personnel de la Sncf qui a garanti le service dans cette période avec la liaison partielle et le bus de remplacement.
« Cette liaison est bien plus qu’un service ferroviaire, il s’agit d’un pont entre nos deux pays », a rappelé Martin Briens, ambassadeur de France en Italie. La réouverture de la ligne ferroviaire s’accompagne par ailleurs de l’inauguration du tunnel de Tende en juin prochain et du deuxième tube du tunnel du Fréjus.
France-Italie : La réouverture des tunnels au cœur de la coopération frontalière
Le service direct Milan-Turin-Paris s'inscrit dans le cadre d'une demande croissante de transport ferroviaire entre l'Italie et la France, avec des répercussions directes sur les régions Lombardie et Piémont.
Pendant l'interruption de la ligne, 208 000 passagers ont profité de l'offre de remplacement de SNCF Voyages Italia, témoignant de la nécessité d'une liaison ferroviaire stable et directe entre la France et l’Italie.
Avec la reprise, le service TGV INOUI propose trois A/R quotidiens avec des arrêts à Turin, Oulx, Modane, Saint-Jean-de-Maurienne, Chambéry, Mâcon et Paris Gare de Lyon. Les départs de Milan sont programmés à 6h00, 12h10 et 16h10, et ceux de Turin à 7h36, 13h41 et 17h38.
Les ventes sont ouvertes (avec des billets à partir de 29 euros), également pour les voyages sur les lignes intérieures en Italie, entre Milan, Turin et Oulx, à partir de 10 euros.
13 allers-retours en TGV en Italie
« La demande de voyages durables augmente, mais la priorité donnée au prix aussi. Après l'arrêt dû à Covid, le trafic repart à la hausse, dépassant même les 10 % de croissance enregistrés avant 2019. Le train est particulièrement apprécié pour les longues distances. Par exemple, le Paris-Berlin lancé l'année dernière a été un succès commercial », ajoute Caroline Chabrol.
La réouverture de la ligne directe a été l’occasion de rappeler le plan d’investissement de 800 millions d’euros en Italie, annoncé en juin dernier. Avec l'arrivée de 15 trains Tgv-M de nouvelle génération, la SNCF ambitionne de devenir le troisième acteur des trains à grande vitesse en Italie.
« Avec plus de 56 millions de passagers sur la grande vitesse chaque année et le grand échange avec la France, le marché italien est très dynamique. Les investissements auront également un impact positif sur la formation, l'emploi et l'activité économique », précise la directrice générale de Sncf Voyages Italia. A ce titre, plus d'un millier d'embauches directes et indirectes sont prévues à court terme.
Outre la liaison Paris-Milan, treize nouveaux allers-retours doivent voir le jour d’ici deux ans à travers à travers la Botte : neuf sur l’axe Turin/Milan/Rome/Naples et quatre sur l’axe Turin/Venise, en desservant les principales villes italiennes.
Les rames seront également plus écologiques, consommant 37% d'énergie en moins par rapport aux trains à grande vitesse circulant actuellement sur le réseau italien.
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