Édition internationale

Nous avons testé le simulateur pour les démarches avant un retour en France et…

Si le départ en expatriation est une aventure en soi, le retour dans l’Hexagone peut rapidement devenir un casse-tête administratif. Pour simplifier la transition, le gouvernement a mis en place la plateforme "Je rentre en France", un outil en ligne qui guide les expatriés dans leurs démarches avant et après leur retour, selon leur situation personnelle et professionnelle pour anticiper chaque étape de la réinstallation.

Photo d'un drapeau de la FrancePhoto d'un drapeau de la France
Écrit par Jean Bodéré
Publié le 3 avril 2025

Quitter la France pour une expérience à l’étranger est une aventure excitante, mais le retour au pays peut être semé d’embûches administratives. Pour accompagner les expatriés français dans leur transition, le gouvernement français a mis en place une plateforme en ligne dédiée : "Je rentre en France". Un outil qui vise à guider les Français de l’étranger à travers les nombreuses démarches à effectuer, en fonction de leur situation personnelle, professionnelle et du pays qu’ils quittent.

Avec "Je rentre en France", le gouvernement tente de répondre aux critiques récurrentes sur la complexité administrative française, particulièrement pour les expatriés qui doivent jongler entre législations locales et procédures hexagonales.

 

 Comment "Je rentre en France" fonctionne ?

Le service est présenté comme un questionnaire interactif qui permet d’adapter les informations aux besoins de chaque utilisateur. Après avoir renseigné plusieurs critères (durée d’expatriation, pays de résidence actuel, statut professionnel, situation familiale…), la plateforme génère une feuille de route personnalisée avec les formalités essentielles à réaliser avant et après le retour en France. Les démarches à accomplir varient notamment selon le pays quitté, s’il appartient à l’Espace économique européen* (EEE) et la Suisse, ou d’un pays hors de la zone. L’outil prend en compte les spécificités et oriente ensuite les utilisateurs vers les services compétents, qu’il s’agisse de la Sécurité sociale, des impôts, de l’emploi, de l’éducation ou du logement. 

 

 

Screen simulateur retour en france

 

 

Nous avons donc pris en main pour vous le simulateur, très simple d'utilisation, avec différents profils d’expatriés (étudiants, retraités, salariés et indépendants), pour référencer les principales questions posées par la plateforme. À noter qu’une question commune à tous les profils concerne la situation familiale. L’outil demande systématiquement le nombre d’enfants à charge et dans certains cas s’il vivent avec l’utilisateur. L’information est essentielle pour adapter certaines démarches administratives, notamment en matière d’allocations ou d’inscription à la Sécurité sociale.

 

Pour les étudiants

Pour les étudiants ou les stagiaires, la plateforme cherche à connaître la trajectoire envisagée après le retour en France. Elle demande d’abord si le départ à l’étranger s’est fait dans le cadre d’une mobilité institutionnelle comme Erasmus et si le retour est définitif. Ensuite il est demandé si l’utilisateur va poursuivre ses études, s’il a déjà trouvé un emploi, s’il compte en chercher un ou s’il envisage de créer une entreprise. Les éléments de réponses permettent ensuite d’orienter les démarches vers les organismes compétents comme des universités, France Travail ou des dispositifs d’accompagnement à la création d’entreprise.

 

 

Simulateur retour en France

 

 

Pour les retraités

Dans le cas des retraités, l’outil s’intéresse surtout à l’origine de la pension de retraite. Il est demandé si celle-ci est versée par une caisse française, par une caisse étrangère ou par les deux, avant de demander combien d'enfants sont toujours à la charge de l’utilisateur. Des distinctions importantes pour les démarches administratives, notamment en ce qui concerne la déclaration fiscale et les éventuelles conventions bilatérales qui peuvent influencer le montant et l’imposition des pensions.

 

Pour les salariés

Pour les salariés expatriés, la plateforme interroge l’utilisateur sur sa situation professionnelle au retour en France. Comme pour les étudiants, elle cherche à savoir si l’utilisateur a déjà trouvé un emploi, s’il est en recherche d’un emploi ou envisage de créer une entreprise. Selon les réponses, la plateforme demande s’il s’agit de la première demande en France de l’ouverture des droits à l’assurance maladie ou si l’utilisateur a déjà bénéficié du régime français. Les salariés détachés doivent quant à eux préciser s’ils rentrent en France après un détachement par une entreprise basée en France ou s’ils sont détachés en France par une entreprise étrangère. Une distinction qui joue un rôle clé dans la réinscription à la Sécurité sociale et dans les obligations fiscales, puisqu’un détachement implique souvent des accords de Sécurité sociale spécifiques.

 

Pour les indépendants

Concernant, les travailleurs indépendants, l’outil cherche à savoir si leur siège social était en France et va y rester, s’il était à l’étranger et s’ils souhaitent le transférer en France, ou encore s’ils rentrent après avoir signé un contrat de travail en tant que salarié et donc s’il s’agit de la première demande en France de l’ouverture des droits à l’assurance maladie ou si l’utilisateur a déjà bénéficié du régime français. La plateforme oriente ensuite l’utilisateur vers les organismes comme l’URSSAF, les impôts ou les chambres de commerce.

 

 

Photo d'une montre

 

 

Un gain de temps considérable pour les expatriés

L’un des principaux atouts de la plateforme est son aspect centralisé et personnalisé. Plutôt que de multiplier les recherches sur divers sites administratifs, les expatriés peuvent accéder en quelques clics aux informations essentielles pour leur retour. Le site indique également les délais à anticiper pour éviter un potentiel retard administratif en amont du retour comme la réinscription à la Sécurité sociale et à la mutuelle, le transfert des droits à la retraite, l’inscription des enfants à l’école, la réactivation des droits au chômage pour les travailleurs de retour en France ou le changement d’adresse pour les impôts et les services sociaux

  

*Liste des pays appartenant à l’Espace économique européen :
Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède.