Chanteur incontournable de la mer Noire, Volkan Konak est décédé à l’âge de 58 ans. Entre poésie, humour et engagement, il laisse derrière lui un riche héritage musical et une profonde empreinte dans le cœur du public turc.


Une voix ancrée dans la mer Noire
Volkan Konak s’est imposé dès les années 90 comme l’un des plus grands représentants de la musique folklorique turque. Originaire de Maçka, dans la province de Trabzon, il a su faire résonner les accents puissants et mélancoliques de la mer Noire bien au-delà de sa région natale. Avec des titres devenus cultes comme Efulim ou Cerrahpaşa, il a conquis un large public, touché par la sincérité de ses textes et la profondeur de sa voix.
Poésie, humour et émotion au cœur de son art
Surnommé Kuzeyin Oğlu - « le fils du Nord » - Volkan Konak mêlait dans ses concerts récits poétiques, anecdotes de village et envolées musicales. Son style unique, entre tradition et modernité, lui valait une popularité transgénérationnelle. En 2006, son album Mora est couronné disque d’or par MÜ-YAP, consacrant une carrière riche et cohérente.

Une disparition en pleine scène
Le 30 mars 2025, alors qu’il se produisait à Famagouste, dans la République turque de Chypre du Nord, l’artiste est victime d’un malaise cardiaque sur scène. Transporté d’urgence à l’hôpital, il s’éteint dans la nuit, à l’âge de 58 ans.
Depuis l’annonce de son décès, les hommages affluent sur les réseaux sociaux. Artistes, personnalités politiques et anonymes saluent tous un homme « au grand cœur », profondément attaché à ses racines et à son public.
Son chant, profondément enraciné dans l’âme de la mer Noire, continuera de résonner longtemps dans les cœurs.
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